Trop fusionnels avec notre enfant?

C’est en discutant avec mon beau-père que je me suis fait cette réflexion.

Et si j’étais trop fusionnelle avec mon enfant?

Notre petit loup est en pleine phase d’angoisse de séparation.  Et avec tous les changements majeurs dans notre vie en ce moment (retour en France après 2 ans au Canada, hébergement temporaire dans la famille, nouvel emménagement à venir), ça n’arrange rien. Il a encore plus besoin que d’ordinaire d’être rassuré, porté, allaité. Pour moi c’est tout naturel. J’accompagne mon garçon dans cette transition un peu compliquée pour un petit bout de 15 mois.

Je ne me posais pas trop de questions à vrai dire. Il veut être dans nos bras très souvent? Ok. Il tète au rythme d’un nouveau-né? Ok aussi. Il se réveille hyper souvent la nuit tant que je ne suis pas à ses côtés? Normal. Il pleure dès que son père ou moi disparaissons de son champ de vision? Normal aussi. C’est son âge qui veut ça déjà. C’est sa personnalité aussi. Notre petit loup est un BABI et un hypersensible. Et puis que de bouleversements  dans sa petite vie!

Oui mais voilà, c’est pas la première fois que je l’entends, pas la première fois qu’on me le dit:

 » Va falloir que vous appreniez à vous séparer l’un de l’autre »

« Faut couper le cordon »

Et Bim, prends toi ça dans la tête. A chaque fois, ça me fait l’effet d’une gifle. Pourquoi ça me fait autant réagir?

Parce que je déteste qu’on remette en cause le lien – magnifique et fort- qui nous unit. Parce que ce lien, je crois qu’il est naturel. Sain. Parce que pour moi, c’est normal de répondre à l’angoisse de son enfant en étant encore plus proche de lui. Normal d’avoir le coeur qui serre quand son enfant pleure parce qu’on le laisse un moment à un proche ou à sa nounou.

Je suis malade a l’idée de retourner travailler à temps plein et de confier mon enfant à un(e) étranger(e). Incapable de le laisser ne serait-ce qu’un weekend. Même à nos proches. ça me remue les tripes quand je vois d’autres parents qui confient leurs bébés ou petits en bas âge pour partir en vacances en amoureux. Avec papa Trouille on ne l’a jamais envisagé une seule seconde. Impossible pour nous.

Sommes nous des extra-terrestres? Peut-être. Mais on aura beau continuer à nous faire ce genre de réflexions, je pense qu’on ne changera pas notre fusil d’épaule là-dessus.

Je crois sincèrement que c’est cette « fusion »  avec nos petits les premières années de leurs vies qui fera d’eux des enfants – puis des adultes – autonomes et confiants. Couper le cordon trop tôt, c’est briser cette confiance naturelle qu’un enfant a pour ses parents. Pourquoi vouloir à tout prix qu’ils soient indépendants à un an, deux ans, trois ans? En quoi ce serait leur rendre service?

Je fais confiance à mon instinct. C’est mon guide depuis que je suis maman. Et il ne m’a jamais trahi.

Je suis fusionnelle avec mon enfant. Et il est fusionnel avec moi. Et on très bien comme ça.

Nous sommes des parents poules, et on adore ça!

 

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